
L'élevage
Une ou deux portées par an : notre élevage de Labradors à Comabbio, c'est tout cela
Ce n'est pas une formule toute faite, c'est une limite que nous nous sommes fixée. Avec deux portées par an, nous pouvons suivre chaque chiot individuellement, connaître la famille qui l'emmène et rester joignables dix ans plus tard. Avec vingt, nous ne le pourrions pas, et personne ne peut honnêtement prétendre le contraire.
L'autre chose qui nous distingue, vous pouvez la vérifier tout de suite : ce site publie la fiche sanitaire de chacun de nos chiens, y compris ce que nous n'avons pas encore testé. Un élevage se juge à ce qu'il publie quand cela ne l'arrange pas.
Nous élevons depuis 10 ans à Comabbio, dans la province de Varèse, entre le lac de Monate et le lac de Varèse. Les chiots naissent dans une salle de mise bas aménagée spécialement pour eux et grandissent au jardin, où les adultes passent la journée en liberté. Nous sommes à 45 minutes de Milan, 30 de Côme, 20 de la frontière tessinoise et un quart d'heure de l'aéroport de Malpensa.
- Depuis
- 2016
- Reproducteurs
- 5
- Portées/an
- 1–2
- Élevage
- Amateur
Le mot
« Amateur » ne veut pas dire débutant
C'est la question qu'on nous pose le plus souvent, et nous comprenons pourquoi : le mot fait penser à « novice ». En réalité, ce n'est pas un jugement sur le savoir-faire de qui que ce soit, c'est une catégorie fiscale définie par la loi italienne.
La loi italienne sur l'élevage canin renvoie à un décret de 1994, qui fixe la limite avec deux chiffres et rien d'autre :
« Ne sont pas des entrepreneurs agricoles les éleveurs qui détiennent moins de cinq lices et qui produisent chaque année moins de trente chiots. »
En dessous de ces chiffres, on est éleveur amateur ; au-dessus, professionnel. Nous faisons une ou deux portées par an : nous sommes bien en dessous du seuil, et ce n'est pas un hasard.
Ce qui change vraiment entre les deux catégories
| Amateur | Professionnel | |
|---|---|---|
| Numéro de TVA italien et inscription à la Chambre de commerce | non requis | obligatoires |
| Nombre de lices | moins de 5 | 5 ou plus |
| Chiots par an | moins de 30 | 30 ou plus |
| Pedigree ENCI/FCI | identique | identique |
| Puce électronique et registre canin | identique | identique |
| Obligations sanitaires et de traçabilité | identique | identique |
| Règles de sélection de l'ENCI | identique | identique |
Les lignes en vert sont celles qui concernent le chiot que vous emmènerez chez vous, et elles sont identiques. La même loi, à son article 3, oblige quiconque élève des chiens « à quelque titre que ce soit » à respecter les règles régionales et les dispositions de l'ENCI (Société canine italienne) sur la sélection : il n'y a pas deux poids, deux mesures.
Ce qui change, c'est l'échelle. Un élevage professionnel doit produire assez pour vivre ; nous non, et nous pouvons nous permettre de renoncer à une saillie si une lice n'est pas prête. Aucune des deux approches n'est fausse : ce sont deux métiers différents qui portent le même nom.
Notre philosophie
Ce que nous avons choisi de ne pas faire
Un élevage peut être géré comme une activité de production : plus de lices, plus de portées par an, des chiens logés dans des hangars faciles à nettoyer. C'est légal, c'est rentable, et c'est la raison pour laquelle il existe des listes d'attente courtes et des chiots disponibles en permanence.
Nous sommes restés un élevage amateur, et la passion de la race est notre seule raison de le faire. Ce qui suit n'est pas une liste de slogans : ce sont des contraintes que nous nous imposons et qui nous coûtent des portées.

- 01
Des boxes individuels et de grands espaces, aucun hangar industriel
La différence ne tient pas au fait d'avoir ou non un box, mais à la façon dont il est conçu et au temps qu'on y passe. Nos adultes passent la journée en liberté dans de grands enclos et des espaces verts, à nos côtés ; la nuit et pendant les repas, chacun dispose de son propre coin repos couvert, sec et abrité. Le box sert à dormir, à manger au calme et à gérer les chaleurs en sécurité — pas à tenir un chien enfermé vingt-quatre heures sur vingt-quatre. C'est tout le contraire des hangars et des cages superposées des élevages intensifs, où un chien peut passer sa vie entière sans voir un pré.
- 02
Le respect des cycles naturels
Nos lices ne font pas plus d'une portée par an et sont retirées de la reproduction bien avant la limite autorisée ; elles restent ensuite avec nous toute leur vie. Nous sautons une chaleur chaque fois que c'est nécessaire. Cela signifie moins de portées et des listes d'attente plus longues : une conséquence que nous acceptons, pas un problème à contourner.
- 03
Le caractère avant tout
Nous sélectionnons des chiens morphologiquement corrects selon le standard, mais la première chose que nous regardons, c'est la tête. Un Labrador doit être équilibré : ni nervosité, ni timidité, ni réactivité. Un sujet magnifique au caractère fragile n'entre pas dans notre programme de reproduction, quels que soient les prix qu'il pourrait gagner en exposition.
Le protocole
Les soixante premiers jours, jour après jour
Chez le chien, il existe une fenêtre de socialisation qui s'ouvre vers la troisième semaine et se referme vers la douzième. Ce que le chiot rencontre pendant cette période, il le classe comme normal ; ce qu'il ne rencontre pas pourra lui faire peur toute sa vie. C'est une fenêtre qui ne se rouvre pas — et elle est entièrement entre les mains de l'éleveur.

- Jours 0-14
Le nid et la stimulation précoce
Les chiots naissent dans la salle de mise bas : une nurserie dédiée, chauffée et maintenue à température contrôlée, silencieuse, avec des surfaces faciles à désinfecter et des barres anti-écrasement. À ce stade, ils sont sourds et aveugles et tout le travail revient à la mère : nous surveillons en permanence, appliquons le protocole de stimulation neurologique précoce — de très brèves manipulations contrôlées qui agissent sur le système nerveux autonome — et pesons chaque chiot tous les jours.
- Jours 15-21
Les yeux et les oreilles s'ouvrent
La vue et l'ouïe apparaissent. Nous introduisons les premiers sons à faible volume et la première surface autre que la couverture du nid. Le contact humain devient quotidien et prolongé : ils passent entre les mains de toute la famille, enfants compris.
- Jours 22-35
L'enclos s'ouvre sur la maison
La nurserie s'ouvre sur l'espace attenant, puis sur le jardin : les chiots commencent à explorer. Herbe, gravier, bois, carrelage, une passerelle instable. L'aspirateur, la sonnette, les voix, des bruits de circulation enregistrés, les sons de la vie de tous les jours. Chaque stimulation est introduite progressivement et toujours en présence de la mère.
- Jours 36-49
La meute et les gens
Les adultes de l'élevage entrent en scène : ils enseignent la maîtrise de soi et l'inhibition de la morsure mieux que n'importe quel exercice humain. Commencent les sorties au jardin, les visites de personnes extérieures et le premier contact avec la voiture. Première visite vétérinaire, puce électronique, vaccination.
- Jours 50-60+
Prêts pour le déménagement
Laisse, caisse de transport, courts trajets en voiture, séparations progressives de la portée pour qu'ils s'habituent à rester seuls quelques minutes sans paniquer. À ce moment-là, nous observons le caractère qui s'est dessiné et proposons l'association avec une famille. Jamais de départ avant 60 jours.
Toujours une méthode douce
Renforcement positif et aucune contrainte, à l'élevage comme dans les conseils que nous donnons après le départ du chiot. Un chiot apprend parce qu'il y trouve son compte, pas parce qu'il a peur : la seconde voie va peut-être plus vite, mais elle laisse des dégâts qui se paient pendant des années.
Le guide de la croissance (en italien)
Sélection
Transparence sanitaire : des documents, pas des mots
« Parents contrôlés » ne veut rien dire. Un contrôle sanitaire existe s'il a un compte rendu, une date, un organisme qui l'a délivré et un numéro qui l'identifie. Tout ce qui suit peut être consulté en original lors de la visite, et en copie numérique sur demande avant tout engagement.
- HD · ED
Dysplasie : un contrôle volontaire
La lecture officielle des hanches et des coudes n'est pas obligatoire pour faire reproduire un chien et inscrire une portée : c'est un contrôle que l'éleveur choisit de faire. Elle se fait à partir de 12 mois, en envoyant les radiographies à un centre de lecture officiel comme Ce.Le.Ma.Sche. Nous l'avons fait faire pour Axila, et ses hanches ont été classées A, le meilleur grade de l'échelle. Elle n'a pas été faite sur nos autres reproducteurs, et c'est écrit sur leurs fiches.
- PRA · EIC
Tests génétiques des maladies de la race
L'atrophie progressive de la rétine (prcd-PRA) et le collapsus induit par l'exercice (EIC) sont les deux maladies héréditaires qui concernent le plus le Labrador. Le statut de chaque reproducteur — testé, indemne par ascendance ou non testé — est publié sur sa fiche. Notre règle : un porteur n'est jamais accouplé qu'avec un sujet indemne.
- ADN
Profil ADN déposé
Le profil ADN de chaque reproducteur est déposé chez Vetogene, le laboratoire désigné par l'ENCI (Société canine italienne). C'est la seule obligation génétique imposée à un élevage, et c'est ce qui rend vérifiable la filiation indiquée sur le pedigree : la correspondance parents-chiot n'est pas une promesse, c'est une donnée qu'un laboratoire peut comparer.
Chaque reproducteur a sa fiche publique avec les résultats en clair : grade des hanches, grade des coudes, résultat de chaque test génétique et date du dernier examen ophtalmologique.
Voir les fiches sanitairesLa relation
Avant, pendant et toute la vie du chien
Un chiot reste avec vous douze, quatorze ans. Le jour du départ marque le début de cette période, pas la fin de notre travail.
- Avant
L'entretien de découverte
Nous ne vendons pas à l'aveugle. Avant toute réservation, nous prenons le temps de parler : combien d'heures le chien restera seul, de quel espace vous disposez, s'il y a de jeunes enfants ou d'autres animaux, quelle expérience vous avez de la race. S'il apparaît que le Labrador n'est pas le bon chien pour vous, nous vous le dirons — c'est déjà arrivé et cela arrivera encore.
- Pendant
Visites sur rendez-vous
On peut venir voir les chiots à partir de 30 jours, une famille à la fois et toujours sur rendez-vous. On les regarde, on ne les touche pas : jusqu'aux vaccinations, leurs défenses viennent uniquement de leur mère. Ce n'est pas de l'impolitesse : les premières semaines, les allées et venues augmentent le stress de la mère et le risque sanitaire. Nous vous demandons aussi de ne pas avoir visité d'autres élevages ou refuges dans les 24 heures précédentes.
- Après
SOELI Care, pour toute la vie
La relation ne s'arrête pas au départ du chiot. Nous restons joignables sur WhatsApp pour la première nuit, pour les selles molles de la troisième semaine, pour le doute sur le poids à six mois et pour la question qui arrivera dans huit ans. Nous connaissons la lignée de votre chien parce que nous l'avons élevée : un avantage qu'aucun centre d'appels ne peut offrir.
SOELI Care
Avec le temps, notre accompagnement après le départ est devenu un véritable programme : un plan alimentaire adapté au poids réel de votre chiot et une ration réajustée pendant les mois de croissance. Votre chiot part avec la même alimentation que celle qu'il mange à l'élevage, pour que rien ne change d'un coup.

Qui est derrière l'élevage
Enrico Lanfossi
Quand vous recevez une réponse à un message, c'est moi qui suis de l'autre côté. Pas un collaborateur, pas un logiciel automatique : la personne qui a assisté à la naissance de cette portée et qui a pesé ce chiot tous les jours pendant deux mois.
Tout a commencé en 2015 avec Maggie : une petite chienne blonde de trois mois, cadeau d'anniversaire pour ma fille Elisa. Avec elle à la maison, nous avons découvert ce que veut vraiment dire vivre avec un Labrador, et cette passion a fini par occuper la vie de tout le monde — la mienne, celle d'Elisa et celle de sa sœur Sofia.
Le nom de l'élevage vient d'elles deux : SO pour Sofia, ELI pour Elisa. Depuis 2016, nous sélectionnons des Labradors dans les trois couleurs — noir, sable (jaune) et chocolat — en restant volontairement petits en nombre de chiens. En 10 ans, l'élevage n'a pas beaucoup grandi : ce qui a grandi, ce sont les contrôles, la documentation et le temps que je passe au téléphone avec les familles après le départ des chiots.
Si je vous dis qu'un chiot n'est pas fait pour vous, je ne perds pas une vente : j'évite que dans deux ans ce chien finisse dans un refuge.
Écrire vaut mieux que téléphoner : je vous réponds en français à l'aide d'un traducteur, écrivez-moi simplement comme vous le feriez d'habitude.
Venez faire notre connaissance
Un après-midi à Comabbio, les chiens en liberté au jardin et toutes les questions que vous voulez. Sans engagement : c'est d'abord pour vous, pour savoir si le Labrador est vraiment le bon chien pour vous.
Comabbio (VA) · à 45 minutes de Milan, à 20 minutes de la frontière suisse.
